Projet Histoire et Mémoire- Volet 2

Dans le cadre du projet « Histoire et Mémoire » et du parcours citoyen, 50 élèves de 3A-3C-3G ont participé à un voyage à Strasbourg qui s’est déroulé du 4 au 6 mars 2026.

Le mercredi 4 mars, après-midi, ils ont eu une visite guidée du Mémorial du camp de concentration de Natzweiler-Struthof (Bas Rhin) – Centre européen du résistant déporté. Ils ont appris que Natzweiler est le seul camp de concentration érigé sur le territoire français, en Alsace alors annexée de fait par l’Allemagne nazie. Edifié pour exploiter une carrière de granit rose afin d’alimenter les projets architecturaux monumentaux du IIIe Reich, le site s’est orienté à partir de 1943 vers l’exploitation de la main-d’œuvre concentrationnaire pour soutenir l’économie de guerre.  Ils ont aussi compris que le camp a aussi été le lieu de sinistres expériences médicales. En avril 1943, une chambre à gaz a été aménagée dans la salle de bal où 86 Juifs sont assassinés en août pour la collection de squelettes juifs du professeur Hirt. La construction du camp a été parachevée avec le déplacement du four crématoire, situé près de l’auberge, dans un bâtiment à l’intérieur du camp en octobre 1943. 50 000 détenus ont été internés au camp et dans ses camps annexes, appartenant à différentes catégories : travailleurs forcés polonais et soviétiques, Juifs, Tsiganes, homosexuels, détenus de droit commun, asociaux, Témoins de Jéhovah. Plus de trente nationalités étaient représentées parmi les déportés, avec une majorité de Polonais, de Russes et de Français. À partir de septembre 1943, le KL Natzweiler a été désigné pour recevoir tous les détenus « Nacht und Nebel » (Nuit et brouillard) masculins d’Europe de l’Ouest. Ces détenus, dont beaucoup de résistants, étaient destinés à disparaître sans laisser de traces.

Le jeudi 5 mars, le matin, les élèves ont visité le four à chaux de Lembach. L’ouvrage fortifié de la Ligne Maginot est situé sur une hauteur dominant le village. Les 5 km de galeries s’enfoncent à 30 m sous terre. 24 officiers et 600 hommes y vivaient. Ils appartenaient à des régiments d’infanterie de forteresse (RIF), d’artillerie et de génie. Ils furent mobilisés à plusieurs reprises avant de rejoindre leur poste fin août 1939. Les élèves ont visité les dortoirs, les sanitaires, les cuisines ou encore l’infirmerie. L’ouvrage fut la cible des Stukas à partir de juin 40. Dépourvu de défense anti-aérienne efficace, le four à chaux n’en résista pas moins et tint encore cinq jours après l’armistice qui prit effet le 26 juin. Après des négociations spéciales à Wiesbaden, les troupes furent contraintes de se rendre mais sortirent avec les honneurs de la guerre le 2 juillet.

L’après-midi, une visite de la ville de Strasbourg, de la cathédrale et de la Petite France a été organisée.

 Le vendredi 6 mars, les élèves ont pu entrer au Parlement Européen et s’installer dans l’hémicycle pour comprendre le rôle du lieu. C’est la seule institution européenne directement élue. Ses 720 députés représentent les citoyens européens. Il agit en tant que co-législateur : il partage avec le Conseil le pouvoir d’adopter et de modifier les propositions législatives et d’arrêter le budget de l’Union européenne. Il contrôle également le travail de la Commission européenne et des autres organes de l’Union européenne et collabore avec les parlements nationaux des États membres.

Ces visites ont permis aux élèves de préparer le CNRD 2026 qui avait pour thème « La fin de la Shoah et de l’univers concentrationnaire nazi : survivre, témoigner, juger (1944-1948) ». Nous sommes ravies d’avoir pu emmener nos élèves sur des lieux d’Histoire et ainsi faire d’eux des passeurs de Mémoire. Nous sommes aussi très fières de constater que ces visites ont contribué à leur réussite au concours car nous avons au collège Fernel 8 primés sur 12 récompensés, parmi 572 inscrits dans tout le département.  Bravo à tous pour leur engagement.

Mmes BONACCORSI, LEFÈVRE, MARTIN, STRUB.