Projet Histoire et Mémoire – Volet 3

Les 3A – 3G à Paris pour préparer le CNRD.

Les élèves de deux classes de 3° se sont rendus à Paris le jeudi 22 janvier 2026 afin de travailler sur le sujet du CNRD 2026 : « La fin de la Shoah et de l’univers concentrationnaire nazi : survivre, témoigner, juger (1944-1948) »

            Après un passage près de Notre-Dame de Paris, ils ont d’abord eu une visite guidée au Mémorial des Martyrs de la Déportation où ils ont pu se rendre compte des nombreux camps qui existaient dans le III ème Reich et en Pologne ; ils ont aussi pu comprendre dans quelles conditions vivaient les déportés.

            En début d’après-midi, ils ont visité le Mémorial de la Shoah et assisté à un atelier sur les verbes « témoigner » et « juger ». Ils ont travaillé sur le procès de Nuremberg : Le tribunal, composé de juges et de procureurs américains, soviétiques, britanniques et français, s’est réuni à Nuremberg, le 20 octobre 1945 pour juger les dirigeants nazis contre lesquels 4 chefs d’accusation ont été retenus : complot, crimes contre la paix, crimes de guerre et crimes contre l’humanité . Un an plus tard, le 1er octobre 1946, le tribunal a rendu son verdict. Douze des vingt-deux prévenus ont été condamnés à mort. Les élèves ont aussi travaillé sur le procès du Maréchal Pétain qui a eu lieu le 23 juillet 1945. Poursuivi pour crime d’attentat contre la sûreté intérieure de l’État et intelligence avec l’ennemi, Philippe Pétain est déclaré coupable d’intelligence avec l’ennemi et de haute trahison. Il est condamné à mort, à l’indignité nationale, et à la confiscation de ses biens. L’arrêt se termine par le vœu que la condamnation à mort ne soit pas exécutée compte tenu du grand âge de l’accusé. Sa peine est commuée en emprisonnement à perpétuité par le général de Gaulle.

Ils ont, aussi, retrouvé sur le Mur des Noms, qui comprend les noms de 75 568 juifs déportés de France, dont 11 400 enfants, celui de Lili Keller Rosenberg et de son père Joseph Rosenberg. Sur le Mur des Justes, situé dans l’allée qui jouxte le Mémorial et qui porte les noms de plus de 3 900 hommes et femmes qui, au péril de leur vie, ont contribué au sauvetage de Juifs en France pendant la Seconde Guerre mondiale, ils ont découvert le nom du Père Pierre Flipo. Le curé de la paroisse Saint-Vincent, Pierre Flipo, devant l’aggravation des mesures anti juives, avait caché les enfants Rosenberg dans sa propre famille.

            Enfin, les élèves étaient attendus à 18h au pied de l’Arc de Triomphe pour le ravivage de la flamme du soldat inconnu. Ils ont déposé un message de Paix et d’espoir sur le livre du souvenir. 

Une journée riche en Histoire, qui a contribué à faire d’eux « des passeurs de mémoire ».

Mmes BETTIOL, BONACCORSI, INGHELBRECHT, LEFEVRE, MARTIN & STRUB.